Do you want to enter my world?

22 septembre 2008

Sylla, à 15 ans

J'étais jolie à 15 ans n'est-ce pas? Premier brushing immortalisé par ma première webcam...


On ne se moque pas de l'attirail de la petite ado. Grande collection de Chair de poule, peluches, poupées en porcelaine et poster de Marilyn Manson....



Une petite création de Sylla à l'âge de 15 ans? Lisez ceci... Pourquoi étais-je aussi morbide?



Erica poussa la lourde porte rouillée de son refuge.
Refuge idéal...des centaines d'oreilles attentives, perdues dans un silence tacite mais pourtant éternel...le cimetière.
Sa longue robe de dentelle pourpre entraînait un remou fluide des graviers, tristes morceaux de pierre dont les journées étaient seulement animées du pas sempiternel des gens attristés par le départ de leurs proches.
Les pas d'Erica étaient différents.
Les graviers, comme émoustillés de cette présence inhabituelle, paraissaient s'accrocher à la singulière robe de la jeune fille.
Pourquoi était-elle à cet endroit?
Ses pas engourdis trahissaient sa faiblesse.
Dans sa tête tout n'était que confusion, la profusion mentale d'irréels clichés: le ciel entrait dans les milliers de petits graviers déposés à ses pieds, l'air lui semblait être un tourbillon étouffant et les tombes s'élevaient gracieusement vers les cieux.
Elle ne se reconnaissait pas dans son corps, où était partie Erica?
Ses pas adoptaient un mouvement saccadé, ils accompagnaient le rythme de son coeur..
Une magnifique et céleste tombe...
Le marbre glacial était devenu un lit de satin noir dont les draps soyeux frémissaient. Ils l'appelaient tout comme son corps si affaibli lui implorait de s'y blottir.
Un amalgame de couleurs illuminait son esprit, à présent étendue sur le confortable lit.
Les draps commençaient à l'envelopper, toutes les couleurs s'évanouirent pour lui accorder un instant de lucidité..l'ultime.
"Tu n'aurais jamais du les prendre"
Tandis que le satin noir finissait de lui couvrir le visage, elle entendit ces paroles, les dernières. ..
« But all the drugs in this world won’t save her from herself … »

Posté par Syllla à 10:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]


A voile... et à vapeur !

Drapeau_bi« Si aujourd’hui les homos, au même titre que les hétéros, affichent de plus en plus aisément leur identité sexuelle, il n’en est pas de même pour les bisexuels. Quelle en est donc la raison ? Et pourquoi, dans notre société, prétendument émancipée et délestée d’un certain nombre de tabous, la bisexualité apparaît encore trop souvent comme un sujet dérangeant aux yeux de tous, que l’on soit hétéro ou homo ? », Côté Santé, septembre 2008.

Et bien oui, voilà je suis bi. BI-SEXUELLE. BI, deux. Homme et Femme. Femme et Homme. Femme et Femme. Femme et Femme et Femme. Femme et Homme et Homme….
Comment est-ce que c’est venu à ma conscience, vous me demanderez. Figurez-vous, moi-même je n’en sais rien.
Faisons mon analyse.

La première personne à qui j’ai roulé un patin, c’était une femme. Mais je ne souhaite pas y revenir. Peut-être réussirez-vous à me soutirer les circonstances de l’événement par hypnose. Mais même ici je ne souhaite pas y revenir. Et puis j’ai oublié.
Puis… L. en Suède. Puis G. en France. Merci, merci les filles, je ne vous remercierai jamais assez trop. Vous m’avez fait découvrir tellement.
Oui, l’hétérosexualité était mon lot. Jusqu’à présent. Me suis-je tournée vers les femmes par dépit ?
Non, je suis l’être du milieu. Fascination pour les hommes aux cheveux longs et aux traits fins. Volonté de mariage avec David Bowie dans ma tendre enfance. Et préférence pour les femmes aux traits légèrement, voire très masculins.

Mais pourquoi ai-je le sentiment que je serai toujours malheureuse en amour ? Pourquoi ne suis-je pas lesbienne ? Ou tout simplement hétéro ? Trouverai-je quelqu’un qui représentera mon idéal du milieu ? Ou juste quelqu’un ?
Pourquoi est-ce que l’on me jugera toujours, alors que pour moi, finalement tout devient clair.

Et puis j’ai peur. Puis-je être un jour avec Claire et le lendemain avec François ?
Les lesbiennes et les hétéros se méfient de nous, les bisexuels. Malgré tout ce qu’ils peuvent dire.
Vouée au malheur sentimental ? Doublé d’une perpétuelle dépression capillaire, c’est trop.

Posté par Syllla à 10:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vous voulez savoir ce que ça donne, Sylla, à 17 ans?

Quand on fouille, on trouve. On trouve un petit carnet violet, Clairefontaine à petits carreaux.. Sur lequel l'ado écrit, déverse ses rancoeurs et ses espoirs... J'imagine que vous serez ravis de lire ma prose, 17 ans et déjà barrée...

"Douce absinthe, tendre liqueur, l'eau de vie se mélange, la vue flanche.
Douce absinthe, tendre liqueur, les lumières valsent et brillent, sont-ce mes sens qui partent en vrille?
Douce absinthe, tendre liqueur, lorsque le corps est convulsé, comment faire pour ne pas dégueuler?"
---Je n'ose même pas vous raconter dans quel cadre ce joli poème a été écrit---

"Seul un trou peut m'accueillir, un trou entouré de verre épais. Je veux tous les voir, sans qu'ils me voient. Seule."
---Qui a dit que c'était toujours rose l'adolescence?---

"J'aime rester assise et voir la ville le matin. Encore embrumée, ils s'activent tous à mesure que le ciel s'éclaircit et que le voile bleu nuit laisse place au ciel bleuté"
---Bilan, j'ai passé trop de temps sous des abribus à 17 ans---

"J'aime l'acte physique, il fait frémir, tressaillir, vibrer, il nous libère de nos pulsions négatives et nous laisse dans l'illusion de croire que l'Autre est soi. Nous sommes Un"
---Ah qu'est ce que je l'ai aimé ce J. pour que je puisse écrire des choses pareilles... remarquez déjà la lucidité dans l'utilisation du terme "illusion"---

"Seule parmi les nuages diffus, elle marche. Dans sa tête elle danse avec lui, le désir la pénètre au rythme des sevillanes, du flamenco ravageur. Elle ouvre les yeux, il fait froid. Elle marche sans but, à sa poursuite, elle le croit au bout du chemin. Des restaurants, une rue animée, elle regarde les couples autour desquels s'opère une magie. Cette magie l'anime, et l'aide à continuer à marcher".
---No comment---

Posté par Syllla à 10:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]